Gestion intégrée

La Lagune de Bages-Sigean, un exemple de gestion intégrée d’une lagune Méditerranéenne

Crée en 1984, l’Ifremer contribue, par ses travaux et expertises, à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et du littoral et au développement durable des activités maritimes.

Aujourd’hui, le renforcement de la réglementation concernant la gestion de l’eau impose de déterminer l’intégrité écologique des eaux de surface. Au niveau européen cette volonté se traduit par le Directive Cadre sur l’Eau (DCE) de 2000 qui impose d’évaluer l’état des masses d’eau, mais surtout d’arriver à un bon « état écologique » de ces entités d’ici 2015. Mais comment évaluer et atteindre ce bon état écologique ? Comment gérer et si nécessaire restaurer les différents compartiments de ces masses d’eau ?

Plusieurs approches ont été proposées par la communauté scientifique comme l’approche DPSIR (Drivers, Pressures, State, Impact, Responses) qui permet de conceptualiser un écosystème, et qui s’intègre dans les processus de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) reconnu comme « le processus le plus approprié pour traiter à long terme les problématiques». Mais existe-t-il des exemples de telles applications ? Comment mettre en place ces méthodes qui peuvent se révéler complexes ? Et surtout avec qui les mettre en place ?

Dans le but d’améliorer la compréhension de ces notions et d’apporter des éléments de réponses à ces questions, j’ai réalisé un rapport synthétique durant un stage de 6 mois au sein du laboratoire Environnement Ressource de l’Ifremer de Sète. Il porte sur une lagune du Languedoc-Roussillon, l’étang de Bages-Sigean, sur laquelle des successions d’actions et de processus ont permis de suivre l’état écologique (au sens DCE du terme) et d’amélioration de l’état de plusieurs de ces compartiments, notamment vis-à-vis de l’eutrophisation. Ce retour d’expérience s’intègre dans une approche de gestion intégrée et est destiné à toutes personnes souhaitant voir un exemple de GIZC. Il permet de montrer très clairement que seule la coopération de tous les usagers d’un écosystème permet une gestion efficace et durable de celui-ci.

La réalisation d’un article scientifique est en cours.